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Initiatives culturelles pour la sauvegarde du Wallon à Sivry-Rance

LA PERSISTANCE DU WALLON

 

A travers les activités théâtrales de nombreuses troupes d’amateurs, par l’émergence de sites internet consacrés à la préservation de notre langue ancestrale, par la mémoire des poésies, des livres, des chansons, des légendes, la langue wallonne continue à vivre.

Ce site est dédié à ces actes de résistance à l’oubli qui font que la langue de notre terroir, sur une planète mondialisée, peut toujours se faire entendre.

Le monde est un village et dans quelques-uns de ces villages, de la Wallonie au Wisconsin en passant par la Suède certains se souviennent qu’il n’y a rien de mieux que « dés vir voltî ».

 

Sivry-Rance sur la carte Cassini XVIIIè

 

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Nous préservons soigneusement notre patrimoine architectural, depuis les menhirs jusqu’aux anciennes usines et charbonnages en passant par les églises, chapelles et cathédrales. Nous protégeons les ruines des châteaux, fortifications et remparts. Nous nous souvenons de ceux qui se sont battus pour nous, pour nos libertés. Tout cela est précieux et important.

 

Heureusement depuis quelques années nous conservons aussi des traces de notre patrimoine culturel et immatériel fait de traditions carnavalesques, de marches historiques, de ducasses.

 

Il nous semble que dans ce patrimoine oral et immatériel devrait figurer la pérennité des parlers endogènes de Wallonie. Pérennité attestée par les milliers de publications en wallon au travers de livres, poésies, pièces de théâtre, chansons, dont de nombreux auteurs actuels continuent la création.

 

Selon la jolie formule de Julos Beaucarne : « Le wallon, c’est le latin venu à pied du fond des âges », mais en fait qu’est-ce que le Wallon ? Voici à travers un petit voyage dans Wikipedia ce que l’on peut en dire dans un premier temps. A vous de voyager plus loin, selon votre désir, pour en découvrir plus au travers des nombreuses références trouvées dans le Wiki !

 

Provincia Walloniae 1641

 

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Répartition des dialectes Wallons

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Les cartes des provinces des capucins indiquent que le territoire situé au sud de la frontière linguistique des Pays-Bas espagnols a été nommé "Wallonie" au moins en latin et peut-être en français dès le XVIIe. Certes, l'ancienneté de la frontière linguistique est connue et généralement admise chez la plupart des historiens belges, mais les territoires qu'elle définit du fait même de son tracé n'ont - et c'est surtout vrai pour la Wallonie - jamais eu d'existence politique avant le XXe siècle. L'histoire des ordres religieux, en particulier les capucins et les jésuites, semble cependant montrer que la prise en compte d' ''éléments identitaires d'ordre linguistique'', identifiés à ces territoires définis par la frontière des langues, même en ce qui concerne la Wallonie, est effective peu après 1600. Henri Pirenne a souligné aussi ce critère populaire d'ordre linguistique pour le tracé de provinces similaires chez les jésuites, soit chez eux le souci d'agir sur le peuple.

Pour éviter l’ambiguïté du mot « Wallonie », les spécialistes appellent « Belgique romane », la partie méridionale de la Belgique où se sont développés de manière naturelle et continue des parlers issus du latin, qui n’ont pas été évincés par des parlers germaniques comme ce fut le cas dans la partie septentrionale.

Ces parlers « belgo-romans », que la langue courante appelle indistinctement « le wallon » par opposition au français, relèvent de variétés linguistiques différentes.

La carte dialectale de la Wallonie montre leur répartition :

  • le wallon proprement dit, qui occupe la plus grande partie du territoire, au centre et à l’est, et qui déborde un peu sur le territoire actuel de la France dans la boucle de Givet ;
  • le picard à l’ouest dans la continuité de la zone picarde française ; le lorrain – appelé aussi gaumais – au sud, dans le prolongement de la zone lorraine française ;
  • le champenois, dont l’aire est française, dans quelques villages du sud.

Au sein du wallon proprement dit, on distingue le liégeois et le namurois, ainsi que deux zones de transition entre le wallon et les autres dialectes, à l’ouest, le wallo-picard ou ouest-wallon, et au sud, le wallo-lorrain ou sud-wallon.

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